Exposition

Quentin Garel


6 juillet 2019 – 6 octobre 2019

Sélection d’œuvres


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Masque de babouin, 2017

Bois polychrome et plexiglas, 53,2 x 23 x 39 cm

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Cachalorca, 2015

Bois et céramique, 380 x 103 x 125 cm, 100 kg

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Palimpseste, 2014

Fusain et craie sur papier, 100 x 150 cm

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Photo de l'œuvre de Quentin Garel Girafe II, 2014

Bois (finale en bronze), 278 x 131 x 65 cm, 200 kg

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Megalornithos, 2013

fonderie Bocquel, Bréauté, dinanderie, patine en cours, 250 x 350 x 200 cm, 250kg

Présentation

Né en 1975, Quentin Garel est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et résident de la Casa Velasquez à Madrid. Il a acquis une renommée internationale avec de nombreuses expositions autour du monde (Venise, Singapour, New-York, Montréal ou encore Paris au Muséum national d’Histoire naturelle, Le Magicien d’Os, en 2016). Quentin Garel habite Paris et travaille dans ses ateliers parisien et normand.

Le travail de Quentin Garel fait feu de deux grands gestes qui établissent la sculpture : la soustraction (qui consiste à chercher la forme en évidant une masse) et l’addition (le rajout d’éléments : assemblage, marcottage, collage…). Passant de l’une à l’autre, depuis l’origine, il construit ses sculptures, comme des agrégats.
Les pièces de bois sont assemblées et constituent le premier moment du travail.

C’est autant un jeu physique qu’un exercice conceptuel. Il pourrait utiliser des morceaux plus massifs si son but était seulement de construire des images mais, comme le dit Deleuze, « le véritable objet de l’art, c’est de créer des agrégats sensibles ». Ce qu’il fait.

Chacun d’entre nous a laissé son regard traîner sur la peau de ses œuvres, glisser dans les larges veines du bois tendre, percevant l’arête douce d’un morceau chevillé à un autre. Des rythmes s’inventent sans jamais rompre l’idée générale de la pièce et la nourrissent d’une vérité plus grande que ce qu’elle représente. Bien sûr, ce sont des trophées, des crânes, des trognes et des « gueules de bois ». Bien sûr, cela semble être des animaux. Mais est-ce seulement cela ? Parlant des animaux, il ne faut jamais oublier que c’est l’homme qui est visé.

Citant comme influence ou comme référence des penseurs tels que Jean de La Fontaine ou Esope et des artistes et dessinateurs tels que Winsor McCay pour Little Nemo, Panamarenko pour ses machines, François Weil pour ses sculptures à la fois massives et aériennes ou encore Nicolas Darrot, avec qui il était à l’ENSAB, Quentin Garel ouvre un nouveau chapitre au regard de l’histoire des relations complexes de l’homme avec l’iconographie animalière.

Le Centre d’art contemporain de la Matmut présente, pour les 20 ans de carrière de Quentin Garel, une rétrospective de l’artiste réunissant des « palimpsestes », dessins préparatoires grand format, et une trentaine de sculptures dont certaines monumentales et inédites sont exposées dans les galeries et le parc.

Publication

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Une monographie a été publiée à l’occasion de cette exposition.

Textes d’Alin Avila, critique d’art, commissaire d’expositions et rédacteur en chef d’AREA revue, de Christine Argot et Luc Vivès, enseignants et chercheurs, spécialistes de l’histoire des collections de la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée au Muséum national d’Histoire naturelle, et de Pierre-Jacques Pernuit, critique d’art.

Christine ARGOT, Alin AVILA, Pierre-Jacque PERNUIT, Luc VIVÈS,

Quentin Garel. Monographie

240 pages, relié sous jaquette (couverture se déplie pour une affiche de 85 x 100 cm), Éditions Albin Michel, 2019

En vente au Centre d'art contemporain, à Saint-Pierre-de-Varengeville ou sur demande.
Les recettes des catalogues vendus par Matmut pour les arts sont reversées à la Fondation Paul Bennetot.

Commander pour 49 €

Documents de l'exposition

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