Des jardins enivrant
Jardin du Dédale
Meilleure période pour le découvrir : Printemps / Été
Les jardins du Dédale se composent de 2 espaces : le jardin des couleurs et le jardin médiéval
Les jardins des couleurs
Dans les jardins japonais, certains éléments sont symboliques car au japon, la carpe koi représente à la fois la bravoure, la persévérance, le courage et l'amoure tandis que la grue incarne la longévité, la paix et la bonne fortune. Un jardin à observer autant qu’à interpréter.
Le jardin blanc
Ce jardin s’articule autour de la sculpture Évolution de Norman Dilworth. Les formes droites et épurées de l’oeuvre se projettent au sol à travers une organisation géométrique de circulations, bordées de massifs fleuris blancs.
La texture et la densité des feuillages verts et gris argenté permettent un contraste avec la pureté du blanc des fleurs.
Le jardin rouge
Traversé d’un platelage en bois qui survole les massifs floraux, les diverses tonalités de rouges, diluées dans la légèreté volubile des graminées, rappellent la sensualité incontournable de cette couleur.
L’ambivalence entre le pourpre sombre parfois rosé du Cercis canadensis « RubyFalls » et le rouge vif affriolant des fleurs comme le Dahlia « Bishop of Llanda » n’expriment-ils pas ici la dualité de l’amour ?
Le jardin ambré
Dans un mouvement circulaire, le visiteur est ici invité à prendre un peu de hauteur pour dominer le jardin. Une élévation progressive sur un tapis minéral vert dont la froideur tranche avec l’orange chatoyant des Geum chiloense « Princes Juliana » et des bordures en corten qui guident l’ascension. Arrivé en haut de la spirale, la contemplation s’impose.
Le jardin jaune
L’éclat des floraisons rayonne dans ce jardin où trône au centre un Gleditsia triacanthos « Sunburst » au feuillage jaune d’or qui évoque un soleil. Il y a un bel équilibre grâce aux quatre chemins axés sur le février, qui délimitent des massifs de taille égale. La monochromie est rompue par un jeu de contrastes avec les feuillages de teintes différentes.
Le jardin mauve
Les circulations concentriques en pavés confèrent une ambiance minérale à ce jardin d’où émergent des bouquets de vivaces, hautes et légères, telle que Physostegia virginiana « Bouquet Rose ». Ces espèces à floraison pastel se détachent délicatement du sol froid et en reflètent sa fraîcheur. Au printemps, les hautes boules d’Allium giganteum égayent le jardin.
Le jardin bleu
Dans des formes plus contemporaines, le jardin bleu met en opposition les ondulations souples des vagues d’iris et la douceur de l’eau qui ruisselle lentement sous nos pieds, avec la rigidité du tracé en quinconce de la passerelle en bois suspendue au-dessus du ruisseau. Cette mise en scène que l’on appréhende en survolant le jardin crée un contraste spatial épuré et graphique.
Le jardin vert
Une réflexion particulière a été portée sur les sensations que dégage ce jardin, faisant fortement appel à la vue, au toucher et à l’odorat. Par un jeu de mise en scène dans un parterre quadrillé de carrés blancs, en hommage à Gabriel Guévrékian (Villa Noailles), ce jardin décline dans chaque case une plante dont la forme, la couleur où l’odeur singulière rappelle la richesse de la flore. Les fleurs sont parfois piquantes ou parfois tout en douceur.
Le saviez-vous ?
Dans le jardin des couleurs, la perception des teintes change selon la lumière et les saisons. Une même plante peut paraître plus vive au soleil, plus douce à l’ombre, ou encore évoluer au fil de sa floraison. Le jardin n’est donc jamais exactement le même d’un moment à l’autre.
Dans ce jardin, les couleurs sont partout… à toi de jouer !
Observe bien autour de toi
Essaie de repérer un maximum de couleurs différentes : du rouge profond au rose pâle, des teintes oranges et ocres, en passant par les multiples nuances de vert.
Et si tu te lances un défi ? Combien de couleurs peux-tu identifier en une minute ? Top chrono !
Le jardin médiéval
Reprenant les codes du jardin médiéval, les massifs carrés, surélevés par des plessis, décrivent une organisation symétrique autour d’une placette minérale centrale et de sa jardinière en pierre de taille plantée d’estragon. Comme voulait l’usage passé, ce jardin arbore une palette de plantes nourricières, condimentaires, médicinales et aromatiques, égayée par les couleurs vives de quelques fleurs à bouquet. On y retrouve donc, entre autres, des consoudes, des absinthes, des rosiers, du thym… Des pommiers et des poiriers sont également palissés le long de la haie des charmilles qui clôt cet espace.
Le saviez-vous ?
Au Moyen Âge, les jardins avaient avant tout une fonction pratique : on y cultivait des plantes pour se nourrir, se soigner ou parfumer les plats. Les espaces étaient souvent organisés en carrés, afin de faciliter la culture, l’entretien et la circulation.
Observe bien autour de toi
Et toi, sais-tu reconnaître les plantes utiles au quotidien ?
Parmi celles que tu observes, lesquelles peux-tu utiliser en cuisine ?