Exposition

Kriki


Hybrid

14 avril 2018 – 24 juin 2018

Sélection d’œuvres


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Fondation, 2017

Huile sur toile, 130 x 162 cm

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Book, 2017

Huile sur toile, 195 x 130 cm

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I have a dream

Huile sur toile

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Syrian, 2017

Huile sur toile, 130 x 195 cm

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Pénates, 2015

Huile sur toile, 130 x 162 cm

Fondateur en 1984 du groupe de plasticiens Nuklé-Art et de musique électro-punk "Les Envahisseurs", Kriki incarne encore de nos jours la culture punk dans l’art contemporain français.

Dès 1984, entre pochoirs et piratages d’affiches dans le métro, cet artiste s’imposera comme un des pionniers de ce que l’on nomme 30 ans après le Street Art. En 1987, lors de son premier solo show à la FIAC, Kriki est identifié comme une des figures emblématiques de la jeune peinture française. C’est aussi dans le contexte de la « Figuration libre » que son travail apparaît, faisant écho aux graffitistes américains. En 1985, Kriki invente un personnage, le Fuzz, mi-robot, mi-fétiche polymorphe, omniprésent, et dont le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris réalisera une édition.

L’exposition Hybrid a été conçue par Kriki comme une articulation sensible autour de ses nombreuses références culturelles. En effet, à cet underground de cultures marginalisées viennent se connecter entre eux des intérieurs architecturaux complexes, des figures mythiques aux rôles énigmatiques, des marquises Pompadour, mais encore d’allégoriques figures végétales africaines et autres breakers hip-hop… Et si Hybrid dresse un pont entre subculture et haute culture, c’est aussi une mixité d’effervescence et d’icônes où se glisse la poésie de la punkitude qui n’a jamais quitté Kriki. Voilà pourquoi ses improbables assemblages se dressent comme une forêt de branchements. Mais pas que ! Parce que Kriki parle toujours « d’énergie du son », celle-là même qui circule ici, d’espaces de vie en espèces de vies, tous hyperconnectés grâce aux câbles ; liens entre les êtres et les choses. À l’évidence, ce qui est donné à voir soulève un coin du sacré dans les infernales combinaisons d’images surmanipulées jusqu’à leur décomposition, afin qu’émerge chez l’artiste « la possibilité du figurable » comme l’écrit le critique d’art Philippe Piguet. Laissons Kriki conclure : « la Peinture ? À la vie, à la mort ! ».

Kriki est né en 1965 à Issy-Les-Moulineaux. Il vit et travaille à Paris. Il a participé à de nombreuses foires d’art contemporain, FIAC, Art Paris, Pan Art Fair, Art Feria, St’Art, Art Fair, Gramercy Art Fair, Young Art Fair… Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions : Galerie Loft, Enrico Navarra, JCM Billy, Reflex Modern Art, Il Capricorno, Riff Art, Nordine Zidoun, Galerie Du Centre, Yvon Lambert Project, Guy Pieters Gallery, Jérôme de Noirmont, Kamel Mennour… En mai 2017, sa sculpture monumentale Katielo a été exposée sur le parvis du Grand Palais à Paris.

Publication

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Un catalogue a été publié à l’occasion de cette exposition.

Philippe PIGUET,

Kriki. Hybrid

120 pages, 24 x 30 cm, Éditions Silvana, 2018

En vente au Centre d'art contemporain, à Saint-Pierre-de-Varengeville ou sur demande.
Les recettes des catalogues vendus par Matmut pour les arts sont reversées à la Fondation Matmut Paul Bennetot.

Épuisé

Documents de l'exposition

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